Les actualités de Transition 2030

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Chantier de réemploi

Du 9 au 11 septembre nous avons clos la première session de formation Archi-circulaire par le module 4 qui prenait la forme d’un chantier expérimental. Une météo exceptionnelle pour un mois de septembre a rendu l’exercice possible et agréable !

Ce module a été un vrai challenge. C’est un chantier de réemploi, ce qui veut dire qu’il fallait mettre à disposition des participants des matériaux de construction déposés sur un autre chantier. Le choix s’est porté sur la récupération et l’utilisation de fenêtres avec une tentative d’identification d’un chantier dans les alentouren phase de dépose des ouvrants. Mais malheureusement le seul chantier identifié concernait la dépose de fenêtres dont les joints contenaient de l’amiante.

La date du chantier se rapprochant on a commencé à envisager la possibilité de récupérer les fenêtres dans différents endroits notamment les déchetteries, chez les particuliers ou chez les entreprises qui posent les fenêtres. Malgré notre volonté de rassembler un gisement éparpillé à plusieurs endroits, on a fait face à l’impossibilité d’y accéder car les acteurs rencontrés n’étaient pas disposés à jouer le jeu malgré toutes les garanties qu’on leur a proposé.

Comme souvent dans les processus innovants, nous sommes passés par une phase de désespoir. A une semaine du chantier nous n’avions toujours pas de solution. Finalement une des bouteilles jetée à la mer a trouvé un destinataire et nous a permis de récupérer un gisement de quatre tonnes de fenêtres.  De quoi faire notre chantier et nourrir un nouveau projet dont nous parlerons plus tard. Le vendredi 9 septembre nous étions donc soulagés, heureux et fiers d’accueillir nos stagiaires avec tous les matériaux nécessaire pour mener le chantier!

Ce dernier consistait en la mise à l’abri d’une AMAP locale qui utilise un porche pour la distribution hebdomadaire des paniers. Le but n’était pas d’isoler totalement le porche mais de faire deux cloisons sur les côtés pour qu’ils ne subissent plus le vent et la pluie sur les côtés en hiver. En plus des fenêtres, il fallait construire une partie du mur en maçonnerie en utilisant des bouteilles (toujours dans l’idée de la réutilisation de matériaux).

Ce chantier parfaitement encadré par Yannick CHAMPAIN (architecte – Vivarchi) a été une vraie réussite qui nous a permis d’expérimenter une architecture  spontanée et démontable. Les matériaux ayant été récupérés la veille, nos stagiaires ont eu très peu de temps pour réfléchir à leur utilisation au vu des caractéristiques du chantier.

Ces quelques photos pour témoigner de la dynamique de chantier de ce module 4 et du résultat obtenu (les finitions ne pouvant pas être faites le jour même pour le respect de temps des séchages – il nous incombe donc de faire les finitions plus tard).

RM

Archicirculaire la suite !

Nous voilà de retour sur notre blog pour partager avec vous des nouvelles de notre cycle de formation Archicirculaire ! Du 15 au 17 janvier dernier s’est donc tenu le module 2 « Réemploi des matériaux/déchets du BTP dans les projets architecturaux et urbains » et du 11 au 13 mars s’est tenu le module 3 « Les AAP et concours architecturaux et urbains se réinventent ».

Le module 2 s’est déroulé comme suit :

Le vendredi après-midi, nos stagiaires ont suivi une formation sur les aspects réglementaires et techniques en matière de prévention et de gestion des déchets de chantier, suivi d’une soirée débat autour de reportages sur la mauvaise gestion des déchets de chantier en France. La journée du samedi a commencé par un partage de retours d’expériences internationaux en matière de réemploi de matériaux/déchets du BTP en architecture, avant d’enchainer l’après-midi, et jusqu’au dimanche, sur un exercice de simulation d’une opération de réemploi sur un bâtiment existant. Un grand Merci à Grégoire SAUREL, architecte travaillant pour l’association Bellastock (notre partenaire pour ce module) qui a animé et encadré les travaux pratiques de nos stagiaires avec brio !

Ci-dessous les impressions de deux de nos stagiaires :

Muriel : « Ce module de formation permet au-delà du réemploi direct de comprendre les différents processus de fin de vie des matériaux. Connaître ces aspects souvent oubliés et les enjeux en découlant est une véritable clé pour mieux appréhender l’acte de construire, anticiper et trouver les solutions les plus adaptées à chaque situation. L’échange entre les différents intervenants permet également d’avoir un regard critique direct sur les notions présentées et favorise ainsi une mise en pratique rapide. »

Frédéric :« Architecte pratiquant épisodiquement le réemploi, j’attendais de cette formation qu’elle me renseigne sur le cadre règlementaire qui encadre cette pratique encore marginale. Il n’y a pas de formule miracle pour légaliser cette pratique, la démarche de réemploi reste encore à construire pour sortir de la marginalité. De ce point de vue, ce stage m’a été d’une grande utilité :

  • en me renseignant avec précision sur le statut de déchet et ses filières de traitement ;
  • en m’associant à une réflexion, basée sur un exercice concret de diagnostic, de caractérisation et de réemploi de matériaux issus d’une démolition programmée ;
  • et en me permettant de rencontrer des consœurs et confrères ayant les mêmes préoccupations, dans le but de constituer un réseau.

De ce point de vue, cette formation m’a parue très prometteuse. Et tant mieux si la règlementation est encore floue, tout reste à construire ! ».

Quelques photos de ce module qui a été particulièrement agréable grâce à nos participants, des architectes passionnés et passionnants.

© R.M.

Nous partageons aussi avec vous le résultat des travaux pratiques sur la base desquels ont été évalués les participants. Ils nous ont tellement surpris par la qualité de leur rendu qu’on a souhaité le partager !

Fiche matériau – panneaux vitrés

Fiche matériaux – Tuiles plates

Fiche matériau – Briques

Projet Stockbella

« Archicirculaire » retour sur notre premier week-end de formation!

Du 6 au 8 novembre dernier on a tenu notre première session de formation de notre cycle «Archicirculaire». Deux jours et demi de stage intense qui ont permis aux participants de se former au biomimétisme appliqué à l’architecture. Dans un contexte idéal et propice à la formation par le partage, l’expérimentation et l’intelligence collective, nos stagiaire ce sont laissés immerger dans une ambiance studieuse.

Certains ont partagé leurs impressions avec nous:

« Je suis venue chercher une formation « Archicirculaire » qui ait du sens sur le sujet environnemental, de la consistance et des applications directes possibles dans mon travail: ce fut le cas.
Ce premier module de formation sérieux et convivial, sur la notion de bio-mimétisme et de développement durable se vit comme un plongeon réel et intellectuel dans la nature pour réaliser sa proximité immédiate, sa richesse, son efficacité et ses règles. Réaliser que nous sommes plus que liés à elle; nous sommes dedans. Cela donne du sens à une démarche « durable » et ouvre des perspectives intéressantes. » – Flora.


« Architecte, le concept de bio-inspiration ne me parlait pas vraiment et ces trois jours m’ont véritablement sensibilisée à cet axe de réflexion pour la création.
La formation sort des schémas classiques en nous insérant au cœur de la nature pour la comprendre. J’ai acquis des connaissances me permettant de proposer une architecture toujours plus sensible et sensée. Au delà de comment s’inspirer du vivant pour créer, il s’agit de se questionner sur sa méthode de travail, les interactions avec les partenaires.. Modifier ses pratiques pour inscrire le projet durablement dans son environnement. » Julia .

© R.M.

Vous pouvez toujours nous rejoindre pour suivre les prochains modules – n’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations :

Module 2 – Réemploi des matériaux/déchets du BTP dans les projets architecturaux et urbains – du 15 au 17 janvier 2016


Module 3 – Les AAP et concours architecturaux et urbains se réinventent – du 11 au 13 mars 2016


Module 4 – Chantier participatif : réalisation d’un ouvrage utilisant des matériaux en réemploi – du 8 au 10 avril 2016

Play Mobile le festival Bellastock 2015

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Hier Transition2030 a participé au festival annuel de Bellastock intitulé cette année « Play Mobile ». Il avait pour thème l’architecture et les enjeux de la mobilité dans l’espace métropolitain. Festival parrainé par Yona Friedman.

Ainsi, du 14 au 17 mai 2015 à Tremblay-en-France (93), munis de bouts de bois, de bâches, de roues récupérées sur d’anciens conteneurs de déchets et d’autres matériaux rudimentaires, des centaines de jeunes architectes ont bâti des constructions dans lesquelles ils ont habité pendant deux nuits avant de tout démonter et les transporter vers un autre site.

Une transhumance colorée et joyeuse a ainsi fait une traversé entre les deux sites. Une fois arrivée sur le deuxième site, chaque équipe devait remonter son habitation pendant que les bénévoles réinstallaient le nécessaire d’une vie collective entre cuisines et sanitaires… Plus qu’une expérimentation architecturale, c’est une expérimentation d’une vie nomade.

Pour plus d’informations :

http://www.bellastock.com/category/le-festival/france/playmobile/

© R.M.

Le BUZZ 2015 de Bellastock !

Le vendredi 27 mars nous étions présents au BUZZ 2015 de Bellastock, événement annuel durant lequel l’association fait un retour sur les projets menés pendant l’année écoulée et annonce son programme pour 2015.

Mobilité, réemploi et art, voilà les thèmes de 2015 !

La mobilité fera l’objet du festival annuel qui se déroulera cette année sur le territoire du Grand Roissy. Trois thèmes seront abordées : Métropole, mobilité et nomadisme – Architecture et ville mobile – Une nouvelle lecture du territoire. Parrainé par Yona FRIEDMAN, le festival PLAYMOBILE se déroulera du 14 au 17 mai 2015, 1000 participants sont attendus pour concevoir, construire et habiter une ville éphémère nomade !

Le réemploi, c’est la poursuite d’un travail d’expérimentation engagé par l’association depuis quelques années. Toujours sur ACTLAB, le laboratoire d’expérimentation in situ sur le chantier de l’éco-quartier à l’Ile-Saint-Denis. C’est devenu une référence en matière de réemploi, le nouveau défit c’est de passer à une dimension supérieure: du prototypage à la filière !

L’art ! Pourtant, pour nous – non architectes – on a toujours l’impression que l’architecte est un artiste. Cela vient certainement du fait qu’on le visualise en train de faire de beaux dessins de bâtiments. Et bien non, l’art n’est pas la vocation première d’un architecte, qui au-delà du dessin doit s’assurer d’apporter un certain nombre de réponses techniques et de mener des études. L’objet de ce travail est de voir dans quelle mesure la réponse de l’architecte à la ville peut intégrer une part d’art. C’est le projet ARTECITYA qui fait travailler architectes et artistes pour imagine la ville dans laquelle le citoyen de demain souhaiterait vivre.

Voilà, pour plus d’informations n’hésitez pas à aller sur le site web.

R.M.

Mais en fait… c’est quoi l’économie circulaire ?

Cela fait maintenant plus de trois ans qu’on n’entend plus parler que d’économie circulaire. Progressivement, ce concept a pris sa place dans notre jargon de faiseurs de la transition. Il faut faire de l’économie circulaire, il faut accompagner l’économie circulaire, il faut provoquer l’économie circulaire…
Et pourtant, aujourd’hui encore, des personnes en position de faire, accompagner et provoquer le changement, nous posent encore la question : « mais en fait, ce qu’on fait là, c’est déjà de l’économie circulaire, non ?! Mais sinon, c’est quoi l’économie circulaire ?! ».

Pour comprendre l’économie circulaire, on peut se plonger dans les différentes productions passionnantes des différents organismes privés et publics, nationaux et internationaux. Une littérature très riche et foisonnante et dans laquelle chacun a dessiné ses cercles ! On peut aussi procéder autrement, en se plongeant dans notre histoire, notre vécu, celui d’être humain et d’être vivant dans son quotidien et réaliser qu’on a toujours été capable de nous révolutionner et révolutionner ce qui nous entoure.

Prenons un exemple simple, la nourriture ! Pas si simple lorsqu’on connait les chiffres affolants du gaspillage alimentaires, lorsqu’on entend les agriculteurs ne plus savoir comment se rémunérer sur leur activité alors qu’ils surproduisent, lorsqu’on voit la multiplication des crises sanitaires … Plusieurs  facteurs expliquent ces crises, nous allons choisir un paramètre parmi d’autres : la possibilité de conserver les aliments ! Alors que nos arrières grands parents trouvaient des moyens ingénieux pour conserver les aliments et rationaliser la consommation par incapacité de conserver les aliments, nous, avec un moyen de conservation rapide et efficace, nous avons contribué à tirer par la demande tout le système linéaire décrit plus haut.

Il ne s’agit pas de remettre en cause le frigo qui a toute sa place dans notre société, mais de remettre en cause son mode d’utilisation et l’illusion qu’il nous donne de pouvoir maitriser notre consommation. Mesurer l’implication de cet objet sur tout un système de production linéaire. C’est cela l’économie circulaire, c’est se remettre en cause individuellement et collectivement, quel que soit le domaine de production et quel que soit la position qu’on y occupe, en se demandant : comment faire autrement sans renier les acquis de la modernité mais en allant vers une économie du moindre impact et du bon sens et tout en cherchant des solutions inspirées dans les périodes pré-révolutions industrielles, lorsqu’on s’adaptait aux contraintes qui nous entourent.

Il est révolu le temps de la transposition et la standardisation de l’intervention, cela ne marche pas. L’économie circulaire n’est pas une question de guide pratique. Il faut commencer par se poser les bonnes questions pour agir, identifier les défaillances du système et y apporter des solutions intégrées.

R.M.

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Transition 2030, nous vous remercions de votre visite.